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2016  

Trois étudiantes de l'ÉTS remportent un prix à Chapeau, les filles

Suivre sa voie, malgré les embûches

9 juin 2016
Sophie Bruno, Annie Caron et Audrey Dupont, toutes étudiantes en génie à l'ÉTS, ont remporté un prix dans le cadre du concours Chapeau, les filles!
Crédits photos : Brigitte Thériault.
L’époque où le choix de carrière des femmes se résumait à devenir  infirmière, enseignante ou religieuse est révolue. Aujourd’hui,  les femmes peuvent embrasser n’importe quelle carrière, même celles qui étaient traditionnellement « réservées » aux hommes.  Et bien qu’il reste encore du travail à faire pour les démythifier et y attirer encore plus femmes, celles qui les ont adoptées semblent plutôt ravies de leur choix.  C’est le cas d’Annie Caron, d’Audrey Dupont et de Sophie Bruno, trois étudiantes de l’ÉTS,  et de nombreuses autres, qui ont remporté des prix dans le cadre du concours Chapeau, les filles!

« Quand on parle du génie de la construction, plusieurs pensent que ça se réduit à travailler sur un chantier, dans un environnement difficile, mais ce n’est qu’une facette de la profession. Les possibilités sont multiples dans ce domaine, et c’est ce qu’il faut dire aux femmes », explique Audrey Dupont qui a remporté le Prix Relève.  Parmi les tâches qui la font vibrer en génie de la construction, elle nomme la recherche, le développement, la création, la consultation et les laboratoires.  Elle va même jusqu’à dire que cette profession lui permet de mettre à profit le côté artistique qu’elle a développé durant son enfance, alors qu’elle pouvait passer des heures à reproduire des maisons et des rues. Aujourd’hui, ce passe-temps est devenu partie intégrante de sa profession puisqu’elle conçoit aussi des dessins architecturaux. 

De son côté, Annie Caron, étudiante en génie logiciel, a remporté le Prix Équité. Initiée à l’informatique par son grand frère, Annie a découvert que ce domaine lui permettait d’exploiter sa créativité.  Et comme ce milieu  évolue constamment,  Annie ne s’y ennuie jamais.  Aujourd’hui,  Annie développe des applications mobiles au sein d'un club étudiant et pour une multinationale.  Et bien que les femmes soient minoritaires en informatique, Annie travaille fort pour que ça change. « Je n’ai jamais compris pourquoi l’informatique intéressait si peu les femmes », dit-elle.  C’est pourquoi elle a organisé  avec une amie la première édition montréalaise du Women Techmakers.  Cette initiative, créée par Google à l’occasion de la Journée internationale de la femme, vise à souligner le talent des femmes dans le milieu informatique.  Cela dit, être une femme ne l’a jamais empêchée de s’intégrer à un groupe, car elle croit en ses capacités.  « Il ne faut jamais abandonner ses passions. Il y aura toujours des hauts et des bas,  mais il faut cesser de croire que nous devons toujours être parfaites », conclut Annie.

C’est la photo du décollage d’une navette spatiale qui a servi de bougie d’allumage vers l’aérospatiale, pour Sophie Bruno, une étudiante en génie mécanique qui a remporté le Prix Persévérance.  Elle étudiait alors au secondaire.  Depuis, elle n’a jamais perdu de vue son objectif, malgré les embûches qui se sont mis au travers de son chemin.  Au contraire, elle a tenu bon jusqu’à l’université.  Sa ténacité donne maintenant des fruits : Sophie participe déjà à la fabrication de fusées haute puissance  en tant que membre du club RockETS.  Que conseille-t-elle aux femmes qui s'intéressent à une profession traditionnellement masculine? « Elles doivent s'écouter et ne pas lâcher. Elles doivent faire leur place et démontrer ce tout ce dont elles sont capables d'accomplir », répond Sophie.

Bref, quand on les écoute, on comprend qu’elles n’ont pas vraiment choisi de travailler dans un milieu traditionnellement masculin.  Elles ont plutôt choisi de suivre leur voie.  

La cérémonie de remise de prix du concours Chapeau, les filles! a eu lieu le 6 juin dernier, à la salle du Conseil législatif de l’hôtel du Parlement, à Québec. Rappelons que ce concours, qui célébrait son vingtième anniversaire, vise à souligner la volonté et le travail des femmes inscrites au baccalauréat dans un programme de sciences et technologies menant à l'exercice d'un métier traditionnellement masculin.  


Pour information
Service des communications ÉTS
Chantal Crevier
514 396-8800, poste 7893

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