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2016  

Deux nouvelles chaires de recherche à l'ÉTS

Au programme : intelligence artificielle et térahertz

6 octobre 2016
L’École de technologie supérieure (ÉTS) vient de lancer deux nouvelles chaires de recherche : la Chaire de recherche ÉTS sur l’intelligence artificielle en imagerie médicale ainsi que la Chaire de recherche ÉTS en optoélectronique  térahertz (THz). Dirigées respectivement par les professeurs Ismail Ben Ayed et François Blanchard, ces deux chaires recevront chacune 100 000 $ sur trois ans de la part de l’ÉTS.

Créé en 2011, le programme de chaires ÉTS vise à augmenter le potentiel des titulaires d’obtenir une chaire financée par des fonds externes. « Notre programme tient véritablement ses promesses : quatre des sept premières chaires qui ont été inaugurées depuis sa création sont devenues des chaires industrielles ou des chaires du Canada », a expliqué avec fierté Sylvain Cloutier, directeur des affaires professorales et des partenariats.

Chaire de recherche ÉTS sur l’intelligence artificielle en imagerie médicale

Si les radiologistes, les chirurgiens et autres professionnels de la santé pouvaient reconnaître ou confirmer les anomalies plus facilement à l’aide d’outils performants en mesure d’analyser des milliers d’images, les patients obtiendraient des traitements plus rapides et plus précis. Ils pourraient même, dans certains cas, éviter une chirurgie inappropriée. Or, le diagnostic par imagerie se base essentiellement sur l’interprétation humaine. De plus, la quantité d’information à compiler et à traiter est incalculable pour les cliniciens. L’intelligence artificielle pourrait toutefois venir à leur rescousse.

Telle est la prémisse d’Ismail Ben Ayed, professeur au Département de génie de la production automatisée et titulaire de la Chaire ÉTS sur l’intelligence artificielle en imagerie médicale.

Grâce à ses travaux, le professeur Ben Ayed compte développer des outils diagnostics qui amélioreront le traitement des millions d’images générées par les appareils de résonance magnétique, de tomographie, d’échographie et de radiographie, pour ne nommer que ceux-ci.

Et pour y arriver, il compte se pencher sur l’apprentissage-machine, l’optimisation et l’algorithmique.

D’après le professeur Ben Ayed, beaucoup reste à faire dans le domaine du traitement de l’imagerie médicale.  Selon lui, les outils dont disposent les cliniciens répondraient à  moins de 10 % des besoins cliniques actuels.

Chaire de recherche ÉTS en optoélectronique térahertz (THz)

Les ondes électromagnétiques de fréquences térahertz (THz), qui se situent à la frontière des micro-ondes et de la lumière infrarouge, ont non seulement la capacité de pénétrer la matière, là où le visible et l’infrarouge n’y parviennent pas, mais aussi d’en analyser la composition chimique.

En dépit de leurs caractéristiques prometteuses, les THz ont surtout été utilisées dans le domaine spatial, plus particulièrement en chimie interstellaire. Et bien que les scientifiques s’y intéressent depuis longtemps, cette région spectrale demeure quasi-inexplorée.

Il faut dire que, pendant longtemps, les techniques pour générer ou détecter ces ondes étaient soit inexistantes soit trop coûteuses. L’avènement des lasers à impulsion ultrarapide et le développement des nanotechnologies sont toutefois venus changer la donne en permettant de sonder la matière à ces fréquences, et ce,  très rapidement, soit dans un horizon temporel qui se mesure en picosecondes.

Aujourd’hui, les térahertz suscitent beaucoup d’intérêt dans plusieurs domaines, qu’il s’agisse du secteur manufacturier, des télécommunications, du monde médical ou de celui de la défense. Actuellement, les connaissances en matière de térahertz sont surtout entre les mains des chercheurs en physique et en chimie. Pour percer le milieu industriel, les térahertz doivent passer sous la loupe des ingénieurs d’application.

C’est ce que fera François Blanchard, professeur-chercheur au Département de génie électrique de l’ÉTS. La Chaire lui permettra d’acquérir des équipements en vue de  générer et de détecter les ondes THz.  Avec ses étudiants, il sera en mesure de mieux comprendre les térahertz, de développer de nouvelles méthodes d’analyse de la matière et de nouveaux outils. 

« Notre défi, conclut-il, visera à simplifier les solutions, à contrôler les mesures pour  réduire les coûts et à normaliser les méthodes ».

La recherche : le moteur de l’ÉTS

Ayant à son actif  24 chaires de recherche et 27 regroupements de chercheurs, l’ÉTS s’est donné comme objectif de compter 40 chaires de recherche d’ici 2024. Cet objectif fait partie d’un ambitieux programme visant à faire de l’ÉTS une école de génie de calibre mondial.

Et tout indique que l’établissement est sur la bonne voie : son ratio post-doctorants–doctorants compte parmi les meilleurs au Canada; ses professeurs reçoivent un financement moyen plus élevé que la moyenne des universités canadiennes; et l’ÉTS figure au 7e rang des universités canadiennes affichant une plus grande croissance de ses fonds de recherche.



Pierre Dumouchel, directeur général de l'ÉTS, Ismail Ben Ayed, titulaire de la Chaire de recherche ÉTS sur l’intelligence artificielle en imagerie médicale, François Blanchard, titulaire de la Chaire de recherche ÉTS en optoélectronique térahertz (THz) et Sylvain Cloutier, directeur des affaires professorales, de la recherche et des partenariats. 
Pour information
Service des communications ÉTS
Chantal Crevier
514 396-8800, poste 7893

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