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2014  

Mines ultraprofondes

Des recherches en SST dirigées par Sylvie Nadeau, de l'ÉTS

17 février 2014
L’ÉTS est fière d'annoncer que madame Sylvie Nadeau, professeure titulaire au Département de génie mécanique, dirigera les travaux de recherche sur l'Amélioration de la ÉTS et recherches sur les mines ultraprofondessanté et sécurité du travail (SST), du Réseau sur les mines ultraprofondes (UDMN)[1], nouvellement créé par le Centre d’excellence pour l’innovation minière (CEMI)[2].

C’est à Sudbury, en Ontario, dans la Capitale du nickel, que Greg Rickford, ministre d’État pour la science et la technologie, a récemment annoncé un financement de 15 M$ du Réseau de centres d'excellence dirigés par l'entreprise (RCE-E), un montant auquel s’ajoutent 31 M$ (en espèces et en nature) des partenaires du milieu, pour un budget total de 46 M$.

Des mines ultraprofondes

Dans un contexte économique en pleine effervescence où la demande mondiale des métaux ne cesse d’augmenter, les entreprises cherchent à exploiter des gisements géants durant des périodes plus longues. En effet, considérant les coûts colossaux de mise en place de nouvelles mines et les nouvelles technologies de production qui se développent, l’abandon d’une mine productive pour des contraintes de profondeur n’est pas une alternative rentable. Sachant que les gisements de très grande taille peuvent atteindre 3000 mètres de profondeur, parfois plus, on comprend l’intérêt grandissant pour les mines ultraprofondes.

Des conditions de travail à repenser

Devant une prévisible pénurie d’ingénieurs et de géologues et les conditions d’emploi auxquelles s’attendent les nouvelles générations Y et C, l’organisation du travail devra changer. Il faudra réduire le nombre d’heures travaillées, pour favoriser la conciliation travail/famille, tout en augmentant la productivité et en contrôlant encore mieux les risques de santé et de sécurité du travail. Des défis importants qui demanderont à l’industrie minière d’être particulièrement créative et ouverte.

En effet, le développement de technologies de pointe et les collaborations avec des milieux non miniers constituent un réel virage pour cette industrie jugée conservatrice par certains. Aujourd’hui, les préoccupations liées à un développement durable imposent des nouveaux standards aux plans de la compétitivité, du respect environnemental et des normes sociales.

La santé et sécurité du travail : l'affaire de l'ÉTS

En matière de santé et sécurité des travailleurs, l’équipe de la professeure Nadeau étudiera en détail tout le système « mineur – véhicules miniers– équipement de protection individuelle ». Les travaux de recherche viseront généralement l’amélioration des équipements de sécurité et l’ergonomie/environnement humain dans les cabines de véhicules miniers (foreuses et boulonneuses géantes).

L’équipe interdisciplinaire s’intéressera notamment à la protection des mineurs contre les chocs, la température, les contaminants et le bruit; au développement de systèmes de géolocalisation et de communication; d’éclairage; etc. Le poids, la dimension, la fonctionnalité, les modalités d’usage, le confort, l’accessibilité des équipements, tout sera passé en revue par une analyse fine des différentes tâches sur le terrain afin d'anticiper les contraintes et d’alimenter la conception d'un nouvel équipement de protection intelligent.

En tout, une trentaine d’experts contribueront au volet « Amélioration de la santé et sécurité du travail » de l’UDMN, tous des chercheurs dans l’une des universités suivantes : ÉTS, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Université de Montréal, Université d’Ottawa, Université de Waterloo, Université Laurentienne et Université Ryerson.

À l’ÉTS seulement, 15 professeurs-chercheurs et 3 laboratoires (ÉREST, LACIME, LASSENA) [3] seront impliqués pour offrir à ce projet d’une durée de 5 ans l’ensemble des expertises nécessaires.

Portée générale du projet

Outre l’amélioration de la SST dans les mines ultraprofondes, les travaux du nouvel UDMN porteront sur trois autres axes de recherche :

  1. La réduction du risque de stress sur la roche;
  2. La réduction et l’optimisation énergétique;
  3. Les nouvelles méthodes de transport de matériel et de productivité.

Le Québec et l’Ontario comptent environ 36 000 mineurs et 40 mines souterraines.


Professeurs de l'ÉTS engagés dans le projet
Professeurs chercheurs de l'ÉTS Expertise
Sylvie Nadeau, Ph.D. Génie des facteurs humains physiques
René Jr Landry, Ph.D.
Nicolas Constantin, Ph.D.
Charles Despins, Ph.D.
Communication, navigation
Stéphane Hallé, Ph.D.
François Morency, Ph.D.
Hakim Bouzid, Ph.D.
Confort thermique, étanchéité
Jérémie Voix, Ph.D.
Frédéric Laville, Ph.D.
Réduction du bruit, protection auditive, communication dans le bruit
Ludwig Vinches, Ph.D. Vêtements de protection
Christian Belleau, Ph.D. Instrumentation
Yvan Petit, Ph.D.
Éric Wagnac, Ph.D.
Protection de la tête
Véronique François, Ph.D. Éclairage
Maximilien Debia, Ph.D.
 
Protection respiratoire

Voir aussi :
Réseau sur les mines ultraprofondes (UDMN)


Notes

1 Ultra-Deep Mining Network (UDMN)
2 Center for Excellence in Mining Innovation (CEMI)
3 Équipe de recherche en sécurité du travail (ÉREST), Laboratoire de communication et d'intégration de la microélectronique (LACIME) - Laboratoire spécialisé en systèmes embarqués, navigation et avionique (LASSENA)





Pour information
Chantal Crevier
Service des communications - ÉTS
514 396-8800, poste 7893

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