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2012  

IECON 2012 à Montréal

L’ÉTS relève avec succès un défi colossal

19 novembre 2012
Kamal Al-Haddad et Bogdan Wilamowski, coprésidents d'IECON
Que celle ou celui qui a déjà assisté à une conférence scientifique dont le programme faisait la bagatelle de 140 pages lève la main! Et non, il ne s’agit pas de fiction, mais bel et bien d’une réalité, celle du menu proposé aux participants qui ont assisté à la conférence IECON 2012 qui s’est déroulée à l’ÉTS du 25 au 28 octobre dernier. Et le nombre de pages du programme n’est que le premier d’une longue série de chiffres qui donnent le tournis.

De plus, la conférence IECON 2012 passera à l’histoire comme étant le plus important rendez-vous scientifique mondial tenu cette année dans le domaine de l’électronique industrielle. Organisée sous la haute autorité de l’IEEE Industrial Electronics Society (ISE), la conférence annuelle en était à sa 38e édition, mais à sa toute première au Canada, en l’occurrence à l’ÉTS.

C’est grâce à l’initiative de Kamal Al Haddad, professeur au Département de génie électrique et membre du conseil d’administration d’IEE-IES – présentement en qualité de vice-président aux activités techniques – depuis huit ans que l’événement a pu se tenir à l’ÉTS. Sa proposition fut d’autant mieux reçue qu’en 2006, l’École avait accueilli l’IEEE International Symposium on Industrial Electronics à son initiative, un événement qui avait alors réuni 600 participants.

Une conférence à la fine pointe de la connaissance en matière d’électronique industrielle
« Cette année, la conférence traitait notamment des applications théoriques et pratiques de l’électronique, de l’instrumentation et de l’intelligence artificielle dans les domaines industriel et manufacturier », d’expliquer le professeur Al Haddad, qui officiait à titre de coprésident de l’événement, en collaboration avec Bogdan Wilamowski, professeur et directeur de l’Alabama Microelectronics Science and Technology Center de l’Auburn University.

Cette rencontre d’envergure mondiale avait également pour objectif de proposer des résultats de recherche de haut niveau et de permettre des interactions professionnelles permettant de faire avancer la science et la technologie.

Des données étourdissantes
Lors de cette deuxième édition à l’ÉTS, le succès a encore été au rendez-vous. En effet, alors que la conférence accueille généralement de 700 à 800 personnes, cette année, c’est 1040 participants qui ont débarqué à Montréal, dont 900 en provenance de 72 pays étrangers. À noter que les deux plus importantes délégations ont été celle du Canada, avec 150 participants, suivie de celle du Japon, avec 140 participants.

Durant les trois jours qu’a duré la conférence, il s’est donné pas moins de 80 sessions de présentation de résultats de recherche par jour (pour un total de 240) dans 12 domaines de spécialisation, 66 sessions spéciales proposées par des chercheurs du monde entier, un Industry Forum sur les enjeux liés à la création et à la fabrication de produits recourant à des technologies électroniques industrielles, 1004 communications scientifiques rédigées par 2800 chercheurs, et par la suite revues et évaluées avant publication par environ 4000 membres de comités d’évaluation. Soulignons également la présence de 150 étudiants de cycles supérieurs de partout à travers le monde, ainsi que de celles de 74 membres du Comité AdCom et de quatre exposants de l’industrie. À cela s’ajoute des retombées économiques évaluées à environ quatre millions de dollars pour la région de Montréal !

«La conférence a aussi été l’occasion de mettre en valeur le savoir-faire des gens d’ici, puisque les participants ont eu l’occasion d’entendre trois conférences prononcées par autant d’éminentes figures d’organisations québécoises, dont Fassi Kafyeke, directeur des technologies stratégiques chez Bombardier Aéronautique, François Chamberland, directeur exécutif de la Société de transport de Montréal, et Jean Lessard, directeur, Innovation technologique à l’IREQ. Nous avons également profité de l’occasion pour rendre hommage au professeur Jose Rodriguez, le chercheur le plus cité au monde dans le domaine du génie électrique, ainsi que pour accueillir deux conférenciers de prestige, soit le professeur Fred C. Lee, de Virginia Tech, de même que le professeur Frede Blaabjerg, de l’Université Aalborg, au Danemark» », d’ajouter Kamal Al-Haddad.

L’ÉTS et le sens de l’organisation. Défi relevé avec brio!
Selon le coprésident de la conférence, près de 250 personnes ont travaillé à l’organisation scientifique de l’événement, à cela s’ajoutent quelque 70 personnes – employés et étudiants de cycles supérieurs – de l’ÉTS et de Concordia qui ont, quant à eux, travaillé à l’organisation locale.

Ceux et celles qui connaissent le professeur Al-Haddad, ne seront pas surpris d’apprendre qu’il tenait absolument à ce que nous retransmettions à tous ceux et celles qui ont, de près ont de loin, participé au succès de cette mémorable conférence ses remerciements les plus sincères. Voici donc ce qu’il avait à nous dire à propos de ces personnes : «Je tiens absolument à saluer le travail de mes collègues (14 professeurs de l’ÉTS ont été impliqués), parmi lesquels Lyne Woodward, qui a présidé le Comité de programme, Louis A. Dessaint, qui a agi à titre de coprésident du Comité technique, Richard Macdonald, coprésident de l’Industry Forum, Ambrish Chandra, qui a assuré la trésorerie de la conférence et assumé avec succès la direction des opérations techniques, et Lilianne Sanschagrin, dont le travail à titre de secrétaire de l’événement nous a permis d’offrir une rencontre de haut niveau. Le travail accompli par les étudiants mérite aussi d’être souligné. Ils méritent tous un A+! Ils ont réellement été à la hauteur et ont fait honneur à l’ÉTS. En terminant, j’aimerais remercier les départements et services de l’École qui ont mis la main à la pâte, soit ceux de génie électrique, de l’équipement, des communications et des technologies de l’information, sans oublier la gestion académique et le Service de l’audiovisuel. Finalement, un salut très particulier à la haute direction pour son support inégalé».

L’an prochain, IECON 2013 aura lieu à Vienne, en Autriche. La conférence réussira-t-elle à rivaliser avec celle de Montréal? La question est posée et tous espèrent que… oui, pour l’avancement de la science!

Voir aussi :
www.iecon2012.org
IEEE Industrial Electronics Society
Pour information
Sébastien Langevin
Service des communications - ÉTS
514 396-8664

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